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Ce qui change au 1er octobre 2026

Chaque mois, plusieurs évolutions concernent les Français dans leur vie quotidienne. Santé, pouvoir d’achat, logement, environnement, famille ou encore scolarité : voici les principaux changements à connaître en octobre 2026.

Santé

À partir du 1er octobre, les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires évoluent. Les protections hygiéniques réutilisables peuvent désormais être remboursées sous certaines conditions. À partir du 15 octobre, la durée d’indemnisation de certains arrêts maladie longs est également réduite.

Argent

De nouveaux tarifs s’appliquent dans les fourrières à compter du 1er octobre. L’aide destinée aux travailleurs « grands rouleurs » est renouvelée et étendue jusqu’à la fin de l’année.

Le mois d’octobre marque également une échéance importante pour la taxe foncière 2026, avec des modalités de paiement qui varient selon les contribuables. Les contribuables peuvent par ailleurs contester leur taxe foncière lorsqu’ils estiment que le montant ou le bien-fondé de l’imposition n’est pas justifié.

Les plafonds du taux d’usure applicables aux crédits immobiliers évoluent également au 1er octobre. Enfin, les travailleurs en ESAT bénéficiant de l’AAH sont concernés par une nouvelle déclaration trimestrielle de leurs revenus auprès de la Caf.

Logement

Le prix repère de vente du gaz augmente de 6,3 % en octobre. Les aides personnelles au logement (APL) sont, quant à elles, revalorisées au 1er octobre.

De nouveaux modèles de contrats de location entrent également en vigueur à partir du 1er octobre.

Environnement

Le passage à l’heure d’hiver aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. À 3 heures du matin, il sera alors 2 heures.

Famille

Une nouvelle notice d’information devient obligatoire pour les prestations funéraires. Elle vise à mieux informer les familles sur les prestations proposées et à faciliter leurs démarches dans ce moment particulier.

Scolarité

Les vacances de la Toussaint débuteront le samedi 17 octobre 2026 pour les élèves des zones A, B et C.

Les élections des représentants des parents d’élèves se dérouleront les vendredi 9 et samedi 10 octobre 2026. Le mois d’octobre est également marqué par les démarches concernant les bourses de collège et de lycée pour l’année scolaire 2026-2027.

Pour connaître les conditions, les montants et les démarches correspondant à chacune de ces évolutions, retrouvez l’ensemble des informations sur le site officiel Service-Public.fr.

SOMMET CHOOSE FRANCE 2026 : Ce que ces investissements apportent aux territoires

Le lundi 1er juin 2026, le Château de Versailles a accueilli la 9ème édition du sommet « Choose France », la rencontre annuelle dédiée à l’attractivité économique du pays. Le bilan est historique : 93 milliards d’euros vont être injectés dans notre économie, permettant la création directe de 15 600 emplois partout dans le pays.

  1. Pourquoi la France attire-t-elle autant ?

Si les géants mondiaux choisissent notre pays comme destination d’investissement, c’est le fruit des réformes menées depuis 2017 à l’initiative du président de la République, Emmanuel Macron :

• Une fiscalité plus favorable à la production pour encourager le « Fabriqué en France ».

• Un renforcement des formations et un soutien accru à l’apprentissage des jeunes.

• Des usines plus vertes grâce à des avantages fiscaux ciblés.

• Des démarches administratives simplifiées : la loi de simplification d’avril 2026 a divisé par deux le temps d’attente pour ouvrir un site industriel.

2. L’explosion des compteurs depuis 2018

L’attractivité de la France progresse de manière spectaculaire :

  • 2018 : 2,1 milliards d’euros investis.
  • 2025 : 40,8 milliards d’euros.
  • 2026 : record, avec 93 milliards d’euros.

Au total, ce sont plus de 180 milliards d’euros qui ont été décrochés depuis la création du sommet pour moderniser notre pays.

3. Des projets et des emplois concrets sur le territoire

Ces milliards quittent les salons de Versailles pour s’installer directement dans nos régions :

  • Nouvelle-Aquitaine : Amazon annonce l’implantation d’un nouveau site logistique dans la région, dans le cadre d’un plan national de création de plus de 8 000 emplois. en CDI en France, incluant plusieurs nouveaux centres et agences de livraison.
  • Hauts-de-France (Dunkerque, Béthune, Cambrai) :  Le japonais SoftBank va créer 9 500 emplois liés à des centres de données informatiques. À Béthune, l’ancienne friche de l’usine Bridgestone va revivre grâce aux 8 milliards d’euros du groupe Nebius (intelligence artificielle).
  • Fos-sur-Mer (Près de Marseille) : L’italien Marcegaglia investit pour bâtir une aciérie électrique et écologique de nouvelle génération. C’est la première grande aciérie construite en France depuis 50 ans.

Choose France 2026 n’est pas qu’une affaire de chiffres : c’est la preuve que la France attire, investit et innove. Grâce à ces projets, des emplois durables sont créés, des usines s’implantent sur le territoire et la réindustrialisation du pays se concrétise au bénéfice des citoyens et des régions.

Ce qui change au 1er juin 2026

Véhicules électriques, SMIC, étiquetage alimentaire… découvrez ce qui change à partir du 1er juin 2026 : 

À compter du 1er juin 2026, les aides à l’achat ou à la location de véhicules utilitaires légers électriques sont renforcées pour les artisans et les professionnels. Les dispositifs destinés aux poids lourds électriques, notamment les tracteurs routiers, bénéficient également d’une revalorisation.

Cette mesure s’inscrit dans la stratégie nationale d’électrification des usages et vise à accélérer la transition énergétique du secteur des transports.

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) augmente de 2,41 % à partir du 1er juin 2026. Cette revalorisation automatique, destinée à compenser les effets de l’inflation, représente un gain de 43,99 euros bruts par mois pour les salariés concernés.

À partir du 14 juin 2026, la réglementation évolue pour plusieurs produits du quotidien tels que le miel, les jus de fruits, les confitures ou encore le lait déshydraté.

L’objectif est d’améliorer l’information des consommateurs grâce à davantage de transparence concernant l’origine des produits, leur composition, leur teneur en sucre et certaines mentions figurant sur les emballages.

Guerre en Iran et carburants : nouveau paquet de mesures de soutien 

Face aux conséquences économiques du conflit en Iran et à la hausse des prix de l’énergie qu’il entraîne, le Gouvernement a annoncé un nouveau paquet de mesures de soutien représentant 710 millions d’euros. 

Des aides prolongées et élargies pour les secteurs les plus exposés

Premier axe de ce plan : les aides sectorielles sont prolongées jusqu’à la fin du mois d’août et élargies à de nouveaux bénéficiaires, pour un coût estimé à 550 millions d’euros.

Plusieurs professions bénéficieront d’un soutien renforcé :

  • les pêcheurs, avec une aide pouvant atteindre 35 centimes par litre ;
  • les agriculteurs, avec une aide sur le gazole non routier et des mesures complémentaires à venir concernant les engrais ;
  • les entreprises du BTP de moins de 50 salariés ;
  • les transporteurs, dont le soutien est reconduit et élargi à certaines activités spécifiques ;
  • les taxis, avec une nouvelle aide destinée à faciliter l’achat ou la location de véhicules électriques.

Deux nouveaux secteurs sont également intégrés au dispositif :

Les professionnels de l’aide à domicile bénéficieront d’une revalorisation de leurs indemnités kilométriques ainsi que de nouvelles solutions de location de véhicules électriques à coût réduit.

Les agents publics contraints d’utiliser leur véhicule personnel dans le cadre de leur activité bénéficieront eux aussi d’une prise en compte renforcée de leurs frais de déplacement.

Une aide renforcée pour les travailleurs qui utilisent leur voiture au quotidien

Pour de nombreux Français, notamment dans les territoires ruraux, la voiture reste indispensable pour se rendre au travail.

Afin de répondre à cette réalité, le dispositif destiné aux « grands rouleurs » est renforcé :

  • l’aide est doublée, passant de 50 à 100 euros ;
  • elle est prolongée jusqu’à la fin du mois d’août ;
  • le dépôt des demandes sera possible à partir du 27 mai, avec un versement annoncé sous dix jours.

Troisième volet annoncé : l’assouplissement de la prime carburant versée par les employeurs.

Les entreprises souhaitant soutenir leurs salariés pourront désormais verser jusqu’à 600 euros, contre 300 auparavant, sans charges sociales ni fiscalité supplémentaire et avec des démarches fortement simplifiées. L’objectif est de permettre davantage de souplesse aux employeurs qui souhaitent accompagner concrètement leurs équipes face à l’augmentation des dépenses de transport.

Une situation à la pompe qui reste maîtrisée

À ce stade, les approvisionnements en carburant demeurent globalement stables : au 21 mai, 95 % des stations-service ne rencontrent pas de difficultés particulières.

Ce nouveau plan de soutien de 710 millions d’euros s’ajoute aux 380 millions déjà engagés depuis le début de la crise.

40 millions d’euros supplémentaires pour les agriculteurs des zones intermédiaires et pour l’agriculture biologique

Notre agriculture traverse une période de fortes tensions. La hausse brutale des coûts de production (intrants, énergie, matériel) comprime les marges de nombreuses exploitations. 

Dans ce contexte, les zones dites « intermédiaires » sont particulièrement exposées, comme l’est la Charente : ces territoires aux performances agronomiques plus limitées cumulent des rendements faibles et des charges élevées, créant un effet de ciseau difficile à absorber. 

Face à cette réalité, la ministre de l’Agriculture a décidé d’agir en urgence. Une enveloppe de 40 millions d’euros de crédits FEADER est débloquée, en abondement des Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC). 

Deux priorités clairement définies : 

  • Soutenir en premier lieu les exploitations des zones intermédiaires fragilisées par leur contexte agronomique et économique 
  • Accompagner les agriculteurs qui ont fait le choix de l’agriculture biologique, dont les systèmes sont particulièrement consommateurs de MAEC 

Pour en savoir plus sur les modalités : https://agriculture.gouv.fr/la-ministre-de-lagriculture-annonce-une-enveloppe-complementaire-de-40-millions-deuros-pour-les

Pouvoir d’achat et souveraineté : préparer la France aux crises de demain

Source : Service photographique de Matignon

Dans son allocution du 10 avril 2026, le Premier ministre a tiré les enseignements de la récente crise internationale au Moyen-Orient et de ses conséquences directes le quotidien des français. Cette intervention rappelle une réalité simple : dans un monde instable, l’indépendance énergétique est une condition essentielle de notre souveraineté et de la protection du pouvoir d’achat des Français.

La fermeture partielle du détroit d’Ormuz a montré combien les tensions internationales peuvent rapidement affecter les prix du carburant, du chauffage et des transports. Cette situation confirme une évidence : tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz importés, nous resterons exposés aux crises extérieures.

Face à cela, la France dispose d’un atout majeur : une électricité produite sur son sol, issue de choix stratégiques engagés depuis plusieurs décennies. Le cap est désormais clair : accélérer l’électrification de notre économie pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

Cette transformation concerne d’abord le logement. Les aides publiques seront renforcées pour accompagner le remplacement des chaudières au gaz et au fioul par des solutions électriques performantes, notamment les pompes à chaleur. Cette évolution permettra de protéger durablement les ménages contre la volatilité des prix de l’énergie tout en réduisant les émissions.

Elle concerne aussi les transports. Le développement du véhicule électrique constitue un levier concret pour améliorer le pouvoir d’achat, puisqu’il permet de réduire fortement le coût des déplacements du quotidien. Des dispositifs de soutien seront maintenus et renforcés, en particulier pour les ménages modestes, les travailleurs qui utilisent leur véhicule pour exercer leur métier, ainsi que les petites entreprises.

Au-delà de ces mesures, cette stratégie participe également à la réindustrialisation du pays. Produire en France les équipements nécessaires à la transition énergétique, c’est créer de l’emploi, soutenir nos entreprises et renforcer notre autonomie stratégique.

Cette transition devra se faire avec méthode, dans la durée et sans laisser personne de côté. Les aides publiques seront ciblées vers celles et ceux qui en ont réellement besoin : familles, travailleurs, retraités, habitants du logement social.

Plus largement, cette période rappelle que la souveraineté énergétique, industrielle et militaire forme un tout. Dans un contexte international marqué par des menaces hybrides et des tensions durables, la France doit continuer à anticiper et à agir pour protéger ses citoyens.

Dans notre territoire comme partout en France, ces transformations devront être accompagnées de manière concrète, au plus près des réalités locales. C’est une condition essentielle pour réussir la transition énergétique tout en préservant le pouvoir d’achat et la cohésion sociale.