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Les finances des collectivités territoriales en 2025 : des signaux globalement au vert, des fragilités persistantes

Source : ministère de l’Économie et des Finances

En 2025, les finances des collectivités territoriales ont connu une amélioration nette. L’épargne brute a progressé à 34,8 Md€, soit +7,8%, et l’épargne nette à 19,5 Md€, soit +10,9%, tandis que l’investissement local a atteint un niveau historique de 87,1 Md€.

Cette évolution confirme la capacité des collectivités à faire face aux crises successives des dernières années, tout en maintenant un effort d’investissement soutenu.

Une amélioration portée par les recettes et une gestion maîtrisée

Les recettes réelles de fonctionnement se sont élevées à 245,4 Md€ en 2025, en hausse de 2,3% par rapport à 2024. Cette progression a été portée par la dynamique des impôts et taxes, notamment par la reprise des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui ont augmenté de 19,8%.

Dans le même temps, les dépenses réelles de fonctionnement ont progressé plus modérément, de 1,4%, à 210,5 Md€.  

Cette évolution permet une amélioration de la capacité d’autofinancement des collectivités, dans un contexte où l’inflation est revenue à un niveau plus contenu.

Un investissement local à un niveau record

Les dépenses réelles d’investissement ont atteint 87,1 Md€ en 2025, soit une hausse de 2,1% par rapport à 2024. Ce niveau inédit traduit la poursuite d’un effort important en matière d’équipement, de services publics et de transition écologique.

Le FCTVA est resté dynamique en 2025, avec 6,9 Md€, et la capacité de désendettement des collectivités demeure globalement maîtrisée, largement en dessous du seuil d’alerte de 12 ans.

Des situations contrastées selon les niveaux de collectivités

Le bloc communal affiche une situation particulièrement solide, avec une épargne brute de 21,7 Md€ et des investissements au plus haut à 55,5 Md€.

Les départements connaissent un véritable retournement de conjoncture, grâce au rebond des DMTO, avec une épargne brute en forte hausse à 6,9 Md€. Ils restent cependant fragiles et très exposés à la volatilité de cette ressource.

Les régions voient, elles, leurs recettes d’investissement reculer et leur trésorerie rester sous tension, ce qui les conduit à réduire leurs dépenses d’investissement à 16,3 Md€.

Un budget 2026 qui appelle de la cohérence

Pour 2026, l’effort financier demandé aux collectivités est estimé à 1,6 milliard d’euros, soit un niveau proche de celui de 2025 et inférieur aux 4,6 milliards initialement envisagés.

Cet effort est en partie compensé par plusieurs mesures favorables, mais il interroge aussi sur sa répartition entre strates, les EPCI supportant la charge la plus lourde alors que leur situation financière est jugée plus dégradée.

Source : sur la base des analyses de Jean-René Cazeneuve, ancien rapporteur du budget, groupe Ensemble pour la République

Face à la crise énergétique, le Gouvernement engage un plan de soutien immédiat à l’activité économique

Dans un contexte international marqué par de fortes tensions sur les marchés de l’énergie, le Gouvernement a annoncé, ce 27 mars 2026, la mise en place d’un plan de soutien immédiat en faveur des secteurs économiques les plus exposés. D’un montant total estimé à près de 70 millions d’euros pour le mois d’avril, ce dispositif vise à apporter une réponse rapide aux difficultés rencontrées par les entreprises, les agriculteurs et les pêcheurs.

Ce plan répond à un double objectif : préserver l’activité des filières directement touchées par la hausse des prix de l’énergie et préparer, à plus long terme, la réduction de notre dépendance aux hydrocarbures importés. Il s’inscrit dans la continuité de la Programmation pluriannuelle de l’énergie présentée le 13 février dernier et sera complété par un grand plan d’électrification des usages présenté la semaine prochaine.

Un soutien ciblé pour les secteurs les plus exposés

Le Gouvernement concentre d’abord son action sur trois secteurs particulièrement fragilisés par la hausse des coûts énergétiques : le transport routier, la pêche et l’agriculture.

Les TPE et PME du transport public routier de marchandises et de voyageurs pourront bénéficier d’une aide forfaitaire exceptionnelle, estimée à 50 millions d’euros, équivalente à 20 centimes par litre. Ce soutien, limité au mois d’avril, vise les entreprises confrontées à de fortes tensions de trésorerie. Un guichet dédié sera prochainement ouvert.

La pêche française bénéficiera également d’un soutien spécifique, via un remboursement sur les factures de carburant des navires, pour un montant estimé à 5 millions d’euros. Cette mesure, également équivalente à 20 centimes par litre, doit permettre aux navires de continuer leur activité dans de bonnes conditions.

Enfin, les agriculteurs verront le gazole non routier agricole totalement exonéré de droit d’accise sur le mois d’avril 2026, pour un coût total estimé à 14 millions d’euros. Cette mesure doit accompagner les exploitations confrontées à la hausse brutale de leurs charges énergétiques.

Des mesures pour préserver la trésorerie

Au-delà de ces aides directes, le Gouvernement met en place plusieurs leviers pour soutenir la trésorerie des entreprises concernées. Les acteurs des filières touchées pourront bénéficier d’un report de cotisations sociales sans frais ni majoration, ainsi que d’un étalement des échéances fiscales dans les mêmes conditions.

Sur la mise en œuvre du report de cotisations sociales et l’étalement des échéances fiscales

Pour les employeurs : Les employeurs peuvent demander à l’Urssaf un délai de paiement pour les cotisations sociales patronales dues sur les rémunérations de leurs salariés. Ils peuvent ainsi obtenir un étalement de ce paiement sur une période allant jusqu’à 12 mois, « voire davantage en cas de situation particulière », précise l’Urssaf. Et ce, sans majorations de retard.

Pour les travailleurs non-salariés : Les travailleurs indépendants peuvent, eux aussi, demander un étalement du paiement de leurs cotisations sociales personnelles sur 12 mois, « voire davantage en cas de situation particulière » (sans majorations de retard).
Par ailleurs, comme le rappelle l’Urssaf, les travailleurs non-salariés qui pensent que leur revenu 2026 sera inférieur à celui de 2025 peuvent demander que leurs cotisations provisionnelles soient calculées sur la base d’un revenu estimé. En outre, jusqu’au 31 décembre 2027, une expérimentation permet, en principe, aux non-salariés de faire varier en temps réel le montant mensuel ou trimestriel de leurs cotisations sociales personnelles provisionnelles et ainsi de l’ajuster en cas de diminution de leur revenu.

Pour plus d’informations : https://www.afigec.com/k4_24230462/

Bpifrance proposera également un prêt “D Boost carburants”, destiné aux TPE, avec des financements de court terme allant de 1 à 3 ans, jusqu’à 50 000 euros.

Une mobilisation de l’ensemble des acteurs

Le Gouvernement entend aussi favoriser la solidarité entre donneurs d’ordre et fournisseurs, avec une vigilance accrue sur les délais de paiement. Le Médiateur des entreprises est mobilisé pour faciliter le dialogue et résoudre les différends éventuels.

Les banques sont par ailleurs appelées à faire preuve de souplesse dans le cadre des contrats de crédit afin d’accompagner les entreprises touchées par la hausse des carburants. Les conseillers départementaux aux entreprises en difficulté et les conseillers en restructuration et prévention des difficultés des entreprises seront également mobilisés.

Une réponse conjoncturelle et une stratégie de long terme

Comme le Gouvernement l’a expliqué, cette crise n’est pas une crise d’accès à l’énergie comme en 2022, mais une crise de volatilité des prix liée au blocage du détroit d’Ormuz et à des arrêts de production dans certaines installations énergétiques des pays du Golfe.

En parallèle de ce plan d’urgence, l’exécutif annonce plusieurs mesures de fond : mobilisation des stocks stratégiques, augmentation des capacités de raffinage sur le territoire national, coordination avec les distributeurs pour répercuter les baisses de coûts, et protection des intérêts français dans la zone.

Projet de loi RIPOST : renforcer la sécurité du quotidien

Intervention du Ministre de l’intérieur devant le groupe Renaissance pour parler du projet de loi RIPOST, mars 2026

Renforcer la sécurité du quotidien : un nouveau projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens a été présenté à mon groupe politique Ensemble pour la République mardi 31 mars.

Face à la montée de certaines formes de délinquance et aux inquiétudes légitimes exprimées par nos concitoyens, le projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens présenté en Conseil des ministres du 25 mars 2026 par Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur, apporte des réponses concrètes pour mieux protéger les Français, soutenir les forces de l’ordre et renforcer l’autorité de la justice.

Ce texte s’inscrit dans une priorité claire : garantir à chacun le droit fondamental de vivre en sécurité, partout sur le territoire.

Mieux protéger les victimes et restaurer l’autorité de la loi

Le projet de loi prévoit plusieurs mesures fortes pour mieux lutter contre les violences et accompagner les victimes. Il renforce notamment la protection des personnes confrontées aux violences familiales ou conjugales, avec des dispositifs plus rapides et plus efficaces pour prévenir les récidives.

La fermeture administrative de commerces servant de lieux de revente de produits volés constitue également une avancée importante. Elle permettra d’agir plus rapidement contre les filières qui alimentent certaines formes de délinquance locale.

Le texte prévoit aussi des sanctions adaptées contre la détention d’armes blanches utilisées dans des contextes de violence, afin de prévenir des passages à l’acte souvent dramatiques.

Répondre avec fermeté à la délinquance des mineurs

La délinquance des mineurs appelle une réponse à la fois ferme et responsable. Le projet de loi renforce les possibilités d’intervention lorsque des jeunes s’inscrivent dans des trajectoires de récidive ou participent à des troubles graves à l’ordre public.

Il prévoit notamment :
– des mesures spécifiques pour lutter contre la participation de mineurs à des actions violentes en groupe ;
– des sanctions renforcées en cas de récidive ;
– une meilleure responsabilisation des représentants légaux lorsque cela est nécessaire.

L’objectif est clair : prévenir l’engrenage de la violence tout en accompagnant les jeunes vers des parcours d’insertion.

Soutenir concrètement l’action des forces de l’ordre

Les forces de sécurité accomplissent chaque jour un travail essentiel au service de tous. Le projet de loi prévoit des outils supplémentaires pour renforcer leur efficacité sur le terrain.

Parmi ces mesures :
– le renforcement des contrôles dans certains contextes sensibles ;
– une meilleure coordination des dispositifs de sécurité ;
– des moyens accrus pour lutter contre les trafics et les réseaux de recel.

Ces dispositions permettront d’adapter l’action publique aux réalités auxquelles sont confrontés les policiers et gendarmes.

Agir contre les infractions du quotidien

Le texte apporte également des réponses concrètes à des infractions qui pèsent fortement sur la vie quotidienne des habitants : cambriolages, escroqueries ou atteintes aux biens.

Il prévoit notamment le durcissement des sanctions en cas de vols aggravés commis avec circonstances particulières, ainsi qu’un meilleur encadrement des activités facilitant la revente de biens volés.

Ces mesures visent à restaurer un climat de confiance et de tranquillité dans les quartiers comme dans les territoires ruraux.

Une priorité : protéger les Français

Garantir la sécurité de tous est une mission essentielle de l’État. Ce projet de loi constitue une étape importante pour mieux prévenir les violences, soutenir les victimes et renforcer l’efficacité de la réponse pénale.

Je reste pleinement mobilisée pour défendre des solutions concrètes, justes et efficaces au service de la sécurité du quotidien.

Ce qui change au 1er avril 2026

Source : Gouvernement

Prime d’activité, aides sociales, …découvrez ce qui change à partir du 1er avril 2026 :

Municipales 2026

Après les élections municipales qui se sont tenues en mars, plus de 500 000 conseillers municipaux viennent d’être élus. Ils devront désormais désigner le maire de leur commune pour un mandat de 6 ans. Parallèlement, ce sont environ 51 000 conseillers communautaires qui ont été désignés dans les intercommunalités.

Revalorisation de la prime d’activité

La loi de finances pour 2026 prévoit une augmentation moyenne de 50 € par mois de la prime d’activité par bénéficiaire. Cette mesure, mise en œuvre à partir du 1er avril, vise à compléter le revenu des travailleurs aux ressources modestes et à encourager l’exercice ou la reprise d’une activité professionnelle.

Ajustement des aides sociales

Au 1er avril, plusieurs prestations sociales sont ajustées afin de tenir compte de l’évolution des prix. Ainsi, le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH), les aides personnalisées au logement (APL) ou encore les allocations familiales voient leurs montants augmenter d’environ 0,9 %, en lien avec l’inflation de l’année 2025.

Déclaration de revenus

La campagne de déclaration des revenus 2025 débute le 9 avril. À cette date, les contribuables peuvent accéder à leur déclaration préremplie en ligne pour la vérifier et la compléter.
Le calendrier précis dépendra de votre département, avec une fenêtre de 6 à 8 semaines pour finaliser la démarche.

Protéger les jeunes des réseaux sociaux

L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi de ma collègue Laure Miller, députée de la Marne, visant à protéger nos enfants des dangers des réseaux sociaux en interdisant leur accès aux moins de 15 ans.

Concrètement, les plateformes devront vérifier l’âge de leurs utilisateurs, refuser l’ouverture de comptes aux moins de 15 ans et fermer les comptes déjà existants, avec une entrée en vigueur prévue dès la rentrée 2026. 

Le texte étend aussi l’interdiction des téléphones portables aux lycées dès la rentrée 2026, complétant les mesures existantes à l’école et au collège. Cette interdiction existe déjà dans des établissements en Charente, c’est à remarquer et saluer.

Une étape importante pour protéger la santé et l’équilibre de nos enfants.

Le texte doit maintenant être examiné au Sénat. Le Président de la République a annoncé vouloir l’accélération de la procédure parlementaire pour faire examiner ce texte.

Consultez le texte de la proposition de loi via ce lien : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/proteger_mineurs_reseaux_sociaux_17e

Le nouveau plan logement

Le nouveau plan « Relance logement » met en place un nouvel outil fiscal pour relancer l’investissement locatif privé et soutenir la construction, avec un objectif de 2 millions de logements d’ici 2030.

Un plan pour répondre à la crise du logement

– L’offre locative a reculé de 15 % en cinq ans, pénalisant d’abord les étudiants, apprentis et jeunes actifs ;
– Le plan vise à porter le rythme à 400 000 logements construits par an afin d’atteindre 2 millions de logements supplémentaires d’ici 2030 ;
– Dès 2026, l’exécutif affiche des cibles immédiates : 50 000 logements locatifs dans le parc privé et 125 000 logements dans le parc social.

Un nouveau dispositif fiscal pour les particuliers

– Le dispositif fiscal « Relance logement », dit « Jeanbrun », sera ouvert pendant trois ans à tous les particuliers qui investissent dans un logement locatif ;
– Il s’applique aux logements situés dans des immeubles collectifs, partout en France, qu’ils soient neufs ou anciens, à condition pour l’ancien de réaliser au moins 30 % de travaux par rapport à la valeur du bien ;
– L’objectif politique assumé est de remettre rapidement des logements sur le marché, en particulier dans les territoires les plus tendus.

Comment ça marche pour un investisseur ?

– Les ménages pourront déduire de leurs revenus locatifs une partie du prix d’achat du bien, ainsi que l’intégralité des charges liées à la location (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière…) ;
– Le dispositif permet jusqu’à 12 000 euros d’amortissement par an et jusqu’à 10 700 euros de déduction sur les autres revenus (salaires, pensions…) ;
– Exemple donné par le Gouvernement : un ménage qui achète en 2026 un appartement à 180 000 euros, avec 30 000 euros d’apport et 150 000 euros d’emprunt, peut, après 10 ans, ne plus payer d’impôt sur ses revenus locatifs et bénéficier de 16 000 euros déductibles sur l’impôt sur le revenu.

Des contreparties pour garantir des loyers accessibles

– Le logement doit être loué comme résidence principale pendant 9 ans, sur le modèle des dispositifs fiscaux antérieurs ;
– Les loyers sont encadrés par des plafonds (intermédiaire, social, très social) afin de garantir une offre abordable aux ménages ;
– Pour éviter les montages abusifs, la location au cercle familial proche est exclue du dispositif.

Lever les freins à la construction et à la rénovation

– Le plan comprend aussi un volet réglementaire : simplification du droit de la construction et de l’urbanisme, avec des décisions rapprochées du terrain ;
– Il vise à accélérer la transformation des bureaux en logements, la construction neuve et les travaux de rénovation énergétique, notamment pour remettre sur le marché les logements classés F et G ;
– Des outils nouveaux seront mis à disposition des maires volontaires pour débloquer rapidement des projets dans les territoires dynamiques, avec des zones à bâtir d’urgence où des dérogations ciblées permettront de construire plus vite tout en maintenant la qualité des logements ;
– Le plan prévoit également de sécuriser les propriétaires bailleurs contre les impayés de loyer et de soutenir la rénovation énergétique des logements sociaux via des financements adaptés ;
– Enfin, un projet de loi sera présenté au Parlement pour renforcer la capacité d’action des élus locaux sur le logement, ouvrant un nouveau cycle de travail législatif sur ce sujet.

Point de situation sur la dermatose nodulaire contagieuse

Source : Pascal Xicluna/agriculture.gouv.fr

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie virale d’origine subsaharienne, transmise par des insectes piqueurs du fait du dérèglement climatique, touche principalement les bovins et provoque des lésions cutanées sévères, une baisse de production laitière et des pertes économiques importantes.

Détectée pour la première fois en France le 29 juin 2025 en Savoie, elle a entraîné 117 foyers confirmés dans plusieurs départements (Savoie, Haute-Savoie, Pyrénées-Orientales, Ariège, etc.), avec une propagation rapide vers le Sud-Ouest malgré les mesures sanitaires. Cette propagation rapide fait peser un risque sanitaire majeur sur la filière bovine nationale et européenne, nécessitant une mobilisation accrue des autorités et des éleveurs.

Une large mobilisation collective des acteurs a été mise en place ces dernières semaines. Un protocole a été mis en place par l’Etat, et en ce début d’année, voici les principaux éléments actualisés :

Vaccination

– Vaccination de 750 000 bovins dans dix départements du Sud-Ouest ;
– Objectif de 100% de vaccination atteint en Ariège et en voie d’achèvement sur l’ensemble de la zone vaccinale ;
– Nomination d’un préfet coordinateur ;
– Renforcement des contrôles des mouvements de bovins ;
– Vaccination préventive des races à petits effectifs.

Protocole sanitaire

– Mise en place d’un comité de dialogue scientifique entre professionnels et chercheurs ;
– Conclusion actuelle : l’abattage total reste la solution efficace, avec poursuite des travaux sur l’hypothèse d’abattage partiel en zone vaccinée ;
– Mission confiée au CIRAD pour approfondir cette réflexion (réponse attendue en avril) ;
– Renforcement de la recherche sur les tests DNC.

Aides financières

– Indemnisation des animaux abattus ;
– Prise en charge publique de la désinfection et de la vaccination ;
– Exonérations sociales et fiscales des indemnités ;
– Fonds porté à 22 millions d’euros pour les petits élevages impactés ;
– Négociations avec l’Italie et l’Espagne pour faciliter l’export ;
– Étude du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) sur la relocalisation de la filière d’engraissement.

Mesures gouvernementales en faveur du monde agricole : état des lieux des annonces récentes

Source : Xavier Remongin/agriculture.gouv.fr

En décembre et janvier, le Premier Ministre et la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire ont présenté un ensemble de mesures visant à répondre à deux catégories de difficultés rencontrées par le monde agricole :
des difficultés conjoncturelles, notamment liées à la DNC, à certaines filières comme les grandes cultures et à des territoires spécifiques tels que le Sud-Ouest ;
des difficultés structurelles, qui concernent la préparation de l’avenir du secteur agricole dans un contexte de souveraineté alimentaire, de changement climatique et de tensions géopolitiques.

Une loi d’urgence agricole doit être présentée en Conseil des ministres au mois de mars.

Revenu agricole et compétitivité

Le Gouvernement a annoncé que le budget de la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2028-2034 sera maintenu au même niveau que celui de la programmation précédente. La France défend une PAC intégrant l’inflation, refusant toute renationalisation et maintenant le soutien aux territoires ultramarins via le programme POSEI.

La réforme des « 25 meilleures années » pour le calcul de la retraite des agriculteurs est entrée en vigueur au 1er janvier 2026.

Un choc fiscal de 500 millions d’euros sera poursuivi dans le budget 2026. Il comprend notamment :
– l’élargissement de la dotation pour épargne de précaution (DEP) pour aléa économique ;
– la création d’un crédit d’impôt pour la mécanisation collective ;
– la prorogation en 2026 des prêts structurels garantis à 70 % par Bpifrance, avec une adaptation des critères pour la viticulture et une extension aux coopératives.

Il a également été annoncé qu’il n’y aura pas d’augmentation de la redevance pour pollution diffuse en 2027. Une mission d’inspection sera lancée afin d’examiner, filière par filière, l’évolution des charges supportées par les agriculteurs ces dernières années et leur justification.

Crises structurelles

Le plan « viticulture », présenté lors du salon SITEVI, sera intégralement déployé sous réserve de l’adoption du budget 2026. Un dispositif d’arrachage a été lancé à hauteur de 130 millions d’euros via FranceAgriMer. La France a par ailleurs demandé l’activation de la réserve de crise européenne pour la viticulture.

Trente millions d’euros supplémentaires seront consacrés aux plans Agriculture Méditerranée, Fruits et légumes et Protéines. Ces financements porteront les fonds de la planification écologique agricole à plus de 50 millions d’euros dans le prochain budget.

Crises conjoncturelles

Des aides d’urgence de 40 millions d’euros sont prévues, sous réserve de l’adoption du budget 2026. Elles cibleront les exploitations les plus fragilisées. La France a également sollicité l’activation de la réserve de crise européenne.

Politique de l’eau

Plusieurs mesures ont été annoncées :
– triplement du fonds hydraulique de l’État, de 20 à 60 millions d’euros ;
– réexamen au niveau national des projets bloqués ;
– renforcement de l’accompagnement des porteurs de projets ;
– simplification des règles de contentieux sur les projets hydrauliques ;
– possibilité pour le porteur de projet de demander des dommages et intérêts en cas de recours abusif ;
– fixation d’un cap sur la politique de l’eau lors du Salon de l’agriculture ;
– moratoire sur les décisions relatives à la politique de l’eau jusqu’à l’examen de la loi d’urgence agricole ;
– suspension des textes fixant les volumes d’eau prélevables jusqu’en septembre ;
– lancement d’un travail sur la représentativité du monde agricole dans les instances territoriales de gestion de l’eau.

Les décrets relatifs aux installations classées pour l’environnement (ICPE), notamment pour les élevages bovins, seront signés avant la fin du mois de janvier. L’examen d’un régime juridique spécifique pour les élevages débutera au Parlement dès février.

Un comité des solutions pour les filières en impasse de production sera mis en place par décret avant le Salon international de l’agriculture 2026.

Le Gouvernement souhaite que l’homologation des produits phytopharmaceutiques relève pleinement du niveau européen. Concernant la directive nitrates, la France rouvrira le débat au niveau européen. Les préfets seront réunis afin de mobiliser leurs possibilités de dérogation, en concertation avec les chambres d’agriculture. L’arrêté sur le registre phytosanitaire fera l’objet d’un réexamen. De nouveaux « rendez-vous de la simplification » seront organisés à court terme.

Souveraineté alimentaire

Les conférences de la souveraineté alimentaire se poursuivent afin de fixer un cap de reconquête à horizon de dix ans. Des contrats d’avenir constitueront un des supports de cette stratégie.

Les travaux des Assises du sanitaire, intégrés au plan élevage, devront être conclus avant la fin du premier semestre, avec une attention particulière portée aux épizooties émergentes.

Retrouvez sur ce lien le suivi de la mise en place de ces mesures :  https://agriculture.gouv.fr/suivi-des-mesures-pour-les-agriculteurs

Focus sur le budget 2026

Après plus de 350 heures de débats parlementaires, si le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été adopté en décembre dernier, le projet de loi de finances a été bloqué, du fait de l’obstruction de deux partis politiques. 

Face à cette impasse — alors même que la France a besoin d’un budget pour 2026 —, le Gouvernement a engagé sa responsabilité sur le texte.

Ce budget est le résultat de semaines de travail et de dialogue avec les forces politiques prêtes à construire des compromis. Il poursuit une double ambition : maîtriser le déficit à 5 % et protéger le pouvoir d’achat des Français.

Cet acte de responsabilité vise à donner à notre pays un budget solide et crédible :
– aucun impôt supplémentaire pour les foyers ;
– une prime d’activité revalorisée ;
– des engagements concrets pour la jeunesse ;
– mise en œuvre des lois de programmation (LPM, LOPMI, LPJ) et renforcement de l’effort de défense (+7 Md€) ;
–  l’éducation, la santé, la transition écologique, nos agriculteurs, nos outre-mer et nos aînés bénéficient également de moyens renforcés.

Malgré ces avancées, certains arbitrages s’imposent. Le budget comprend notamment une surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises (7,3 Md€), la suspension de certaines réformes comme la réforme des retraites et des ajustements ciblés sur les dépenses d’investissement, tout en préservant l’équilibre global :
– des dépenses publiques en recul (56,6 % du PIB) ;
– des prélèvements obligatoires stables sous leur niveau de 2019.

Il s’agit d’un budget de responsabilité pour maintenir le cap : protéger, investir et bâtir une France plus forte face aux défis de demain.